Objet de la recherche
Étude des mécanismes moléculaires
de neurodégénérescence causée
par des anomalies du cytosquelette et par des mutations
génétiques associées à la
sclérose latérale amyotrophique.
Importance de la recherche
Nouvelles cibles thérapeutiques et tests de
médicaments pour les maladies neurodégénératives
Recherche sur la neurodégénérescence
La sclérose latérale amyotrophique (SLA)
est une maladie chez l’adulte qui se caractérise
par une dégénérescence sélective
des motoneurones, soit des cellules nerveuses qui contrôlent
la contraction musculaire. Cette maladie entraîne
un affaiblissement progressif des muscles squelettique,
la paralysie et la mort. Depuis 1993, nous savons que
des mutations dans le gène du superoxyde dismutase
(SOD1) sont responsables de 20 p. 100 des cas familiaux
de SLA. Cependant, les causes de la maladie restent
encore inconnues dans la majorité des cas.
Toutefois, nous pensons que de multiples facteurs génétiques
sont probablement impliqués dans les cas sporadiques
de SLA. Des études récentes suggèrent
que des accumulations anormales de protéines
formant le cytosquelette pourraient contribuer au processus
de neurodégénérescence de cette
maladie. Cependant, les mécanismes de toxicité associés
aux mutants SOD1 ou aux anomalies du cytosquelette
sont encore mal compris, et nous n’avons actuellement
aucune approche thérapeutique nous permettant
de stopper la maladie.
Titulaire d’un doctorat en biochimie et de la
chaire de recherche sur les mécanismes de neurodégénérescence,
et possédant une grande expertise en neurobiologie,
Jean Pierre Julien se consacrera principalement à l’étude
des mécanismes impliqués dans la perte
sélective des motoneurones. Pour ce faire, il
se servira de souris modèles de la SLA produites
dans son laboratoire. En particulier, une partie de
sa recherche visera à mieux comprendre les effets
délétères des accumulations de
neurofilaments sur le transport intracellulaire. Le
chercheur étudiera également le rôle
de l’inflammation dans la pathogenèse
de la SLA. De plus, des souris modèles pour
la forme juvénile de la SLA, récemment
conçue dans le laboratoire de M. Julien, seront
utilisées pour découvrir d’autres
facteurs liés à la dégénérescence
et à la vulnérabilité de certains
types de motoneurones. Tout en sachant que la SLA est
une maladie complexe, le laboratoire de M. Julien a
récemment montré qu’une combinaison
de trois médicaments pour différentes
cibles thérapeutiques était capable de
ralentir de façon significative la progression
de la SLA chez les souris modèles. Cette découverte
permettra de réaliser bientôt des tests
cliniques chez des patients humains atteints de la
SLA.
L’objectif de M. Julien est d’élucider
les mécanismes moléculaires et cellulaires
de la SLA qui contribuent à la perte des motoneurones.
Ses recherches auront des implications importantes
sur la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques
et sur l’élaboration de traitements plus
efficaces des maladies neurodégénératives.
Lien : www.vrr.ulaval.ca/bd/chercheur/fiche/341072.html
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