Consortium de recherche sur les cellules souches
pour la SLA soutenu par la Fondation André-Delambre
La Fondation André-Delambre soutient un groupe de recherche dirigé par Dr. Jean-Pierre Julien (Université Laval) afin de générer et d’analyser des cellules souches iPS à partir de patients atteints de la SLA. Les cas de SLA sporadique constituent 95% des cas de SLA et on ne connaît rien sur les causes de cette maladie. La génération de cellules iPS offre pour la première fois la possibilité d’étudier la génomique, la protéomique et les propriétés des motoneurones des cas sporadiques de la SLA. Les motoneurones en culture pourront servir à la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques et de médicaments De plus, les cellules dérivées des cellules iPS pourront servir éventuellement à des expériences de transplantation pour la thérapie cellulaire.
Qu’est-ce qu’une cellule souche iPS?
Récemment, quelques laboratoires de recherche on rapporté qu’il était possible de reprogrammer les cellules de la peau chez l’humain par l’expression de gènes régulateurs pour en faire des cellules souches pluripotentes que l’on appelle cellules iPS (induced pluripotent stem cells). Ces cellules iPS peuvent être différenciées à leur tour en différents types de cellules dépendant du milieu de culture. Récemment, une équipe de recherche a réussi à générer des cellules iPS d’une patiente atteinte de la SLA et à différencier ces cellules en motoneurones.

Pourquoi générer une banque de cellules iPS à partir de la peau de patients atteints de la SLA?
En ce moment, on connaît les causes génétiques de la SLA pour environ 5% des cas SLA et cela concerne les cas familiaux. Les causes de la maladie chez les cas sporadiques demeurent inconnues et sont très difficiles à trouver par des approches classiques de la génétique. La possibilité de générer et différencier les cellules iPS en motoneurones à partir de la peau constitue une percée majeure qui ouvre la voie pour l’étude des anomalies d’expression génique et des propriétés des motoneurones chez les cas sporadiques de la SLA. Les cellules différenciées en motoneurones pourront aussi servir à la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques et criblage de médicaments. Les motoneurones serviront aussi à des études en vue de développer des thérapies de remplacement cellulaire. Notons aussi que la recherche sur les cellules iPS ne soulève pas de problèmes éthiques comme les cellules souches de source embryonnaire.
Ainsi, la génération de cellules iPS spécifiques aux patients atteints de la SLA offre de nouvelles perspectives pour élucider les causes pour les cas de SLA sporadiques, pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et pour la découverte de médicaments.
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